samedi 16 juillet 2016

La France vue par un anonyme américain

Ce qui suit est un extrait de commentaire posté sur le site du New York Times, le 14 novembre 2015, suite à un article du journal relatant les attentats de Paris du 13 novembre. Ce texte a été massivement repris sur les réseaux sociaux et a refait surface après l'attentat de Nice du 14 juillet dernier...

La France incarne tout ce que les fanatiques religieux haïssent : la jouissance de la vie ici, sur terre, d'une multitude de manières : une tasse de café qui sent bon, accompagnée d'un croissant, un matin ; de belles femmes en robes courtes souriant librement dans la rue ; l'odeur du pain chaud ; une bouteille de vin partagée avec des amis, quelques gouttes de parfum, des enfants jouant au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, de ne pas s'inquiéter des calories, de flirter et de fumer, de faire l'amour hors mariage, de prendre des vacances, de lire n'importe quel livre, d'aller à l'école gratuitement, de jouer, de rire, de débattre, de se moquer des prélats comme des hommes et des femmes politiques, de remettre les angoisses à plus tard : après la mort. Aucun pays ne profite aussi bien de la vie sur terre que la France.

vendredi 15 juillet 2016

Citation d'Abdennour Bidar

Mon cher Islam, je suis un de tes fils né et grandi en France. La France, ma mère. Peux-tu comprendre ce qu'est la France pour moi ? Je lui dis merci, je pleure de gratitude et d'amour envers elle parce que c'est elle qui m'a permis de réfléchir au malheur de mes deux pères : toi l'Islam, et l'Occident. Elle qui m'a permis de grandir librement entre ces deux cultures, ces deux civilisations. La langue française est ma langue sacrée, celle dans laquelle je pense, je rêve, je dis je t'aime. Celle dans laquelle je transcris sans peine ce qui me vient de la lumière du cœur. 
Lettre ouverte au monde musulman

jeudi 14 juillet 2016

Les casos



Quand les Cyrards quittant l'École
À Paris débarquent gaiement
Les casos frisés par le vent
Se répandent en bandes folles.
Ils flottent, ils flottent gentiment
Les casoars rouges et blancs.

Ils font l'objet des rêveries
Des mamans berçant leur bébé
Les potaches à l'air blasé
Leur jettent des regards d'envie.
Ils fuient rapides et légers
Comme des rêves ébauchés.

Ils vont là où le coeur les mène
Au nid d'amour pour s'y griser
De caresses et de baisers
Dont ils sont privés en semaine.
Ils frôlent des minois charmants
Les casoars rouges et blancs.

Mais quand là-bas à la frontière
Le canon les a appelés
Ils vont combattre en rangs serrés
Pas un ne regarde en arrière.
Ils sont les premiers à l'assaut
Les valeureux petits casos.

Rouges et blancs, ils sont l'emblème
Des amours noyés dans le sang,
L'adieu que le Cyrard mourant
Fait porter à celle qu'il aime.
Ceux-là font couler bien des pleurs
Qui sont tombés au champ d'honneur.

Tantôt les caresses des femmes,
Tantôt les balles et les boulets,
Aimer, mourir, c'est leur métier
De servir la France et les dames.
Voilà ce que disent en mourant
Les casoars rouges et blancs.

Paroles de J.B. CLÉMENT
des "Marie-Louise" (1911-1914)
Mort au Champ d'honneur.

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dimanche 10 juillet 2016

Citation d'Albert CAMUS

Pour moi, je n'ai connu que le sport d'équipe au temps de ma jeunesse, cette sensation puissante d'espoir et de solidarité qui accompagnent les longues journées d'entraînement jusqu'au jour du match victorieux ou perdu. Vraiment, le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités. 
Albert CAMUS