mercredi 13 janvier 2016

J'accuse

Le 13 janvier 1898, alors que l'affaire Dreyfus défraie plus que jamais la chronique et divise profondément le pays, Émile ZOLA adresse au président Félix FAURE une lettre qui sera également publiée dans le journal L'Aurore et qui entrera dans l'Histoire car elle contribuera au dénouement de l'affaire et à l'acquittement de DREYFUS. En voici le texte intégral. Vous pouvez aussi feuilleter la version numérisée du manuscrit original sur le site de la BNF.


13 janvier 1898

Monsieur le Président,

Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches?

Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom – j’allais dire sur votre règne – que cette abominable affaire Dreyfus ! Un conseil de guerre vient, par ordre, d’oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis.

vendredi 1 janvier 2016

Vœux 2016

2015 s'en est allé. Il était temps.

Voici venu 2016 avec ses incertitudes, ses espoirs et son interminable cortège de vœux dont beaucoup mourront dès les premières heures de la nouvelle année, tandis que d'autres s'épanouiront tout au long de ces 366 jours.
Des amours, des amitiés naîtront, ou au contraire disparaîtront. Des bonheurs infinis succèderont ou précèderont des tristesses et des malheurs sans nom, car la vie est tout sauf un long fleuve tranquille.
Allons mes amis, prenons notre fardeau, ajustons les bretelles, armons-nous de courage et d'optimisme et partons à l'assaut de 2016. Et que nous ne regrettions rien quand viendra l'ultime seconde de cette année. Vivons !

Avec tous mes vœux de bonheur, de bonne santé et de prospérité. Que 2016 soit pour vous tous une belle année.