mardi 29 septembre 2015

100 000

Ce blog vient de passer la barre des 100 000 pages vues.
Créé en février 2013, il a été tenu régulièrement à jour jusqu'en septembre 2014. Depuis, je continue d'y ajouter des articles à un rythme beaucoup moins soutenu... Mais je n'ai pas lâché la barre...
Si vous êtes un "fidèle" lecteur, peu de billets vous ont échappé. Si vous avez découvert le blog récemment, alors vous avez de quoi lire pour un petit moment !
Dans tous les cas, merci pour votre visite.
Didier

vendredi 18 septembre 2015

Le français ? Une langue animale...

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire (re)découvrir ce texte succulent et particulièrement bien troussé de Jean d'Ormesson sur la langue française. Un petit bijou à partager sans retenue...



«Myope comme une taupe», «rusé comme un renard» «serrés comme des sardines»... les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. 
La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là , ... pas un chat !
Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.
Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère !
C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour.
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu'une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat.
Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe.
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l'envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon).
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.
C'est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce.
Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d'ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.
Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.
Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l'envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d'autres chats à fouetter.

mercredi 16 septembre 2015

En hommage à Guy Béart

Guy Béart s'est éteint ce jour.
En hommage au poète et chanteur dont de nombreuses chansons ont bercé notre enfance, en voici une, parmi tant d'autres.
Salut l'artiste.





Le grand chambardement

La terre perd la boule
Et fait sauter ses foules
Voici finalement
Le grand le grand
Voici finalement
Le grand chambardement

Un grain de sable explose
Un grain c'est peu de choses
Mais deux mais dix mais cent
Ça c'est intéressant

Voyez messieurs mesdames
Dans l'univers en flammes
Entre les hommes-troncs
La danse des neutrons

C'est l'atome en goguette
Le ping-pong des planètes
La lune fait joujou
Et met la terre en joue

C'est la grande escalade
Les monts en marmelade
Sous le rayonnement
Du grand du grand
Sous le rayonnement
Du grand chambardement

Place pour le quadrille
Des fusées des torpilles
Ce soir c'est le grand bal
La "der des der" globale

Oyez les belles phrases
La Chine table rase
Se crêpant le chignon
A coups de champignons

Sur les montagnes russes
Passées au bleu de Prusse
Les bons gars du Far-West
Ont bien tombé la veste

Regardez qui décide
Ce joyeux génocide
Qui dirige vraiment
Le grand chambardement

Ciel! Ce sont les machines
Les machines divines
Qui nous crient en avant
En langue de savant

Que les calculatrices
Sur le feu d'artifice
Alignent leurs zéros
Comme des généraux

Elles ont fait merveille
Bravo pour ces abeilles!
Qu'on décore à cette heure
Le grand ordinateur!

Nous finirons la guerre
Avec des lance-pierres
Si nous vivons demain
Nous en viendrons aux mains

Si nous vivons demain
Nous en viendrons aux mains

vendredi 11 septembre 2015

11 septembre

Devoir de mémoire. Parce qu'on oublie tout trop vite. Parce que le négationnisme essaie encore et toujours de convaincre les simples d'esprit que cela n'a pas existé, qu'il s'agissait d'un complot. Les mêmes qui veulent faire croire que l'homme n'a jamais marché sur la lune. Ramassis d'abrutis. À la face de ces gens, ces quelques vers d'un auteur anonyme. Pour ne pas oublier.


À l'aube du siècle
À l'orée du millénaire
Journée rouge
Ciel crépusculaire.
Traumatisme fondamental
Pierre angulaire
D'une peur principale
Et du processus de guerre.
Vision de ces tours
Du vide derrière elles ;
Je me souviens qu'aux prémices du jour
J'avais aperçu une hirondelle...

samedi 5 septembre 2015

Citation de Charles PÉGUY

À l'occasion de l'anniversaire de la mort de Charles PÉGUY (1873-1914), une petite citation qui n'a rien perdu de sa force...
Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite.

mardi 1 septembre 2015

Citation d'Anatole FRANCE

C'est la rentrée !
Une petite citation sympa et de circonstance en passant :
De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure.
Anatole France