mercredi 31 juillet 2013

Je lève le pied

Chers lecteurs,
À partir de demain, et pendant tout le mois d'août, je n'écrirai sur ce blog qu'un jour sur deux. Peut-être moins, peut-être plus. Ça dépendra aussi de l'actualité.
Je lève le pied, histoire de profiter un peu plus de cette période estivale et de celles et ceux qui vont me faire l'honneur et le plaisir de leur visite dans les jours à venir.
Qu'on se le dise...

mardi 30 juillet 2013

Attention au genre ! (2)

Il y a quelques jours, je vous proposais une liste de mots féminins souvent utilisés, par erreur, au masculin.
Aujourd'hui, je vous livre une autre liste, non exhaustive, de mots masculins abusivement utilisés au féminin :
  • abîme
  • acrostiche
  • amiante
  • anathème
  • antre
  • aparté
  • aphte
  • apogée
  • appendice
  • arcane
  • armistice
  • astérisque
  • augure
  • balustre
  • camée
  • chrysanthème
  • effluve
  • équinoxe
  • haltère
  • hémisphère
  • lange
  • obélisque
  • planisphère
  • stigmate
  • tentacule

Ah : j'en vois deux ou trois qui se précipitent sur leur dictionnaire...

lundi 29 juillet 2013

Perles de potaches (1)

Nos chères têtes blondes sont parfois déroutantes dans leur restitution d'un savoir plus ou moins bien digéré. On peut trouver cela désolant. On peut aussi en sourire. Voici une première série de perles d'élèves, selon un choix très personnel, privilégiant toutefois celles se rapportant à la littérature en général. Ceci dit, il y  en a tellement que je vous en servirai une deuxième série à la rentrée !

- Beaudelaire a fait scandale en écrivant son célèbre "Les fleurs du mâle".
- Les fables de La Fontaine sont si anciennes qu'on ignore le nom de l'auteur.
- Qu’est ce qu’un mot, si ce n’est qu’une suite de lettres mises boutes à boutes ?
- L'écriture a été inventée à Rome par les Égyptiens il y a cent ans.
- La meilleure pièce de Molière est "L'Ami Zantrope".
- Karl Marx est un philosophe qui a beaucoup écrit sur le travail mais qui n'a jamais travaillé.
- Les Français ont eu des très grands génies : Mozart, Molière, V. Hugo et écrit de grandes œuvres comme Nouvelles sous ecstasy de Michel Denisot.
- Pascal n'arrivait pas bien à réfléchir, donc il a écrit ses pensées.
- Molière est né en 1450 et est mort en 1705.
- Paul Verlaine a toujours été très ami avec un certain Baudelaire, c’est à se demander s’ils n’entretenaient pas une relation plus profonde que l’amitié.


Et pour terminer cette première série, cette question hautement existentielle :

- Jean-Jacques Rousseau était-il anticommuniste ou djihadiste anti-américain ? C’est une question qu’il est légitime de se poser.



dimanche 28 juillet 2013

Cordial en ligne

J'avais déjà fait allusion, dans un billet précédent, à CORDIAL, un correcteur orthographique disponible pour Windows et Mac... Et payant.

Vous avez toutefois la possibilité, dorénavant, d'utiliser ce correcteur en ligne, ce qui est pratique... Et gratuit.

À essayer ici, en espérant que la version bêta et gratuite ne sera pas remplacée par une version définitive payante.

samedi 27 juillet 2013

Épitrochasme

Allez, soyez honnêtes : vous le connaissiez, ce mot ?
L'épitrochasme est une figure de style désignant une accumulation de mots brefs.


Exemples littéraires :
Vomit sa vieille nuit, crie : à bas ! crie : à mort !
Pleure, tonne, tempête, éclate, hurle, mord.
(Victor Hugo, Les contemplations
Son esprit, strict, droit, bref, sec et lourd.
(Alfred de Vigny, Stello)
Et là, vous vous dites : "Mais oui, bien sûr !". Mais il est vrai que le mot n'est pas des plus aisés à mémoriser...

vendredi 26 juillet 2013

Tachok

Ce blog est la preuve qu'on peut suivre des études puis exercer un métier exigeant à plus d'un titre... et garder le sens de l'humour. Si en plus, on a un bon "coup de crayon", ça donne des planches sympas, souvent rigolotes, voire désopilantes. Avec, toujours, en arrière-plan, un je-ne-sais-quoi de touchant. Peut-être parce que tous ces dessins sont inspirés de la vie quotidienne, faite de petits et gros bobos, de joies futiles ou profondes, de bonheur ou de périodes plus ou moins tristes et déprimantes.
L'auteure a collaboré au site masculin.com. Elle a aussi réalisé les illustrations d'un petit livre sympa, La saga de l'été, de Vincent Bernard.
Vous allez me faire remarquer que mon jugement est subjectif, parce que cette personne m'est très proche.
Oui, et j'en suis fier !

jeudi 25 juillet 2013

Citation de Denis Diderot

Il vaut mieux écrire de grandes choses que d'en exécuter de petites.
Denis DIDEROT









Réponse de l'énigme d'hier :
Il ne s’agit pas ici de couper la tête des moines ! Le verbe « avoir » est au sens premier. Les moines ont (reçu) la tête tranchée (du roi décapité).
Oui, je sais, c'est un peu capillotracté...

mercredi 24 juillet 2013

Détente : énigme

Réponse demain !

Un soir d’été, un roi fut décapité. Trois moines eurent la tête tranchée. Le lendemain, on ne retrouva qu’un seul corps.
Pourquoi ?

mardi 23 juillet 2013

F comme...

Sélection personnelle de quelques mots commençant par cette lettre.




  • Faconde
Ne me demandez pas pourquoi, mais j'aime ce mot, tout simplement. Il sent le soleil, la joie de vivre. Ce mot me sourit.
Caractérise en outre certains de mes clients. Implique alors un effort non négligeable de synthèse de ma part...

  • Fagot
Encore un mot qui me rappelle mon enfance. J'aidais ma grand-mère à confectionner des fagots de sarments de vigne. Ceux-ci étaient bien pratiques pour allumer le feu dans la cheminée. Posés verticalement, au milieu d'un grand cercle de cendres, ils permettaient aussi de "regrouper" les escargots en attendant de les préparer.

  • FAMAS
Ou "fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint-Étienne". Mon premier tir avec cette arme  de guerre (calibre 5.56) remonte à 1984...

  • Famille
Diane de Beausacq a dit : « La famille est un ensemble de gens qui se défendent en bloc et s'attaquent en particulier. »
Il y a quand même un peu de ça, non ?

  • Fanatique
Je n'aime pas les fanatiques, quels qu'ils soient. Je n'aime pas le fanatisme. Trop réducteur, trop simpliste, indigne du genre humain... Et pourtant si humain.

  • Fanion
Les répliques de trois fanions qui ont jalonné ma carrière prônent en bonne place dans mon bureau : escadrille d'hélicoptères de reconnaissance du 1er RHC, détachement ALAT au Kosovo, détachement ALAT en Côte d'Ivoire.

  • Fantasme
Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais vous dévoiler les miens ici ?
Mot sulfureux, presque tabou. Merveille (ou horreur) engendrée par notre cerveau. Doit être maîtrisé, afin  d'en faire le terreau fertile de l'imagination. Dans ce cas, signe de bonne santé... mentale.

  • Fardeau
On a tous le nôtre. Plus ou moins lourd.

  • Farniente
Le mot d'actualité par excellence ! Le mot qui fait rêver la moitié du pays, pendant que l'autre moitié le vit.
Permet d'oublier quelques instants, quelques jours, le mot précédent...

  • Fascisme
Encore une horreur du genre humain. Je le range dans la même poubelle de déchets de l'intelligence (la mode est au tri sélectif) que le communisme, l'islamisme, et autres cancers du même genre.

  • Fast-food
Si si, c'est dans le dictionnaire, vous pouvez vérifier.
On est loin, très loin de la gastronomie française, là. D'un autre côté, de temps en temps, ça dépanne...

  • Faute
Mon gibier préféré.

  • Féminité
Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

  • Feria
Celle de Béziers, par exemple. Période de fête et de convivialité mais aussi, malheureusement, de débordements en tous genres. Et il me semble que c'est de plus en plus vrai au fil des années...

  • Février
Pour le 2, mais aussi pour le 14. Et aussi pour le fait que c'est le mois le plus court de l'année.

  • Fierté
Il en faut. À ne pas confondre avec l'orgueil.

  • Fignoler
J'aime. Et c'est indispensable pour obtenir un travail abouti. Attention, parfois le mieux est l'ennemi du bien.

  • Filles et fils
Les miens. Probablement ce que j'ai fait de mieux ici-bas. Et j'en suis fier.

  • Fiscalité
No comment...

  • Flemme
Ah ! Quel doux mot ! La douceur du diable, bien sûr. Celle qui malmène votre bonne conscience et l'estime que vous pouvez avoir de vous-même. Petit plaisir défendu à déguster avec beaucoup de modération et régulièrement.

  • Foot (football)
Sport de manchots. N'est plus ce qu'il a été, disent certains. Sport-business par excellence, et donc en avance sur les autres sports, y compris le rugby dont il ne se différenciera plus, bientôt, que par la qualité des supporters (+1 pour le ballon ovale sur ce coup-là). Néanmoins, je suis un "fan" du ballon rond, et je n'en ai pas honte.

  • France
Parcelle terrestre (et maritime) de la planète terre d'environ 675 000 km2, autant dire pas grand-chose, mais qui a marqué profondément l'histoire de l'humanité. Un peu moins aujourd'hui. Peuplée de Français (en grande majorité) dont la réputation n'est pas des plus brillantes. Pays qui possède la classe politique et les syndicats les plus c** du monde. Mais je l'aime. Et je l'ai servi avec fierté pendant plus de 25 ans.

  • Franglais
Beurk.

  • Fringues
Ce n'est pas vraiment mon "truc". Ma garde-robe ne ressemble à rien.
Se réduisent au minimum décent actuellement (la température oscillant entre 28 et 35 le jour, rarement en-dessous de 20 la nuit), ce qui me convient fort bien !

  • Futur
Que nous réserve-t-il ? Ni l'horoscope, ni Madame Soleil, ni personne n'est capable de répondre à cette question. Alors on tire des plans sur la comète, on planifie, on prévoit, on rêve... Mais finalement, c'est bien le présent qui compte. Alors, "carpe diem" ? J'achète !

lundi 22 juillet 2013

Calligraphie

À la poste, un monsieur dont la main est dans le plâtre s'approche d'une dame qui fait la queue au guichet : 
- Pardon, Madame, voudriez-vous m'écrire l'adresse sur cette carte postale ? 
La dame s'exécute de bonne grâce, acceptant même d'ajouter quelques mots et de signer pour lui. 
- Voilà ! dit-elle, puis-je faire autre chose pour vous ? 
- Oui, répond le monsieur, pourriez-vous ajouter en post-scriptum : "prière d'excuser l'écriture".

dimanche 21 juillet 2013

Alopécie

L'alopécie est la chute ou l'absence, partielle ou généralisée, des cheveux ou des poils. 
Ce mot vient du grec alôpex, qui signifie "renard", et qui a donné alôpekía (chute des cheveux). Ce qui vous permet d'apprendre (si vous ne le saviez déjà), que le renard perd annuellement ses poils.
Oui, je vous l'accorde, ce mot n'est pas facile à placer dans une conversation. Raison pour laquelle pratiquement personne ne le connaît, même si le problème de chute des cheveux concerne beaucoup de monde.
Si vous voulez en savoir plus sur l'alopécie, je vous recommande l'article qui lui est consacré sur Wikipédia.

samedi 20 juillet 2013

Tout, tout, tout, vous saurez tout...

Tout.
C'est un adjectif. Ou un adverbe. Ou un pronom. Et quand, en outre, il faut faire la liaison du t final avec la voyelle ou le h muet qui le suit, toutes les conditions sont réunies pour tomber dans un piège orthographique.
Je vous fais donc un petit "tout-en-un" sur tout, sans tout vous dire non plus...

Tout adjectif :
C'est bête à dire, mais dans ce cas il s'accorde en genre et en nombre.
Ex : Toutes ces règles sont parfois bien compliquées.

Tout adverbe :
Normalement, comme tout adverbe, il doit être invariable. C'est le cas, en effet, au masculin et devant les adjectifs féminins commençant par une voyelle ou un h muet (aïe ! Ça se complique).
Ex 1 : Les tout premiers vacanciers de l'été sont sur le point de rentrer chez eux.
Ex 2 : La France tout entière est aujourd'hui sous le soleil.
Ex 3 : Ces jeunes filles sont tout émoustillées par les beaux yeux bleus du maître-nageur.

Toutefois, tout varie en genre et en nombre devant les adjectifs féminins commençant par une consonne ou un h aspiré.
Ex 1 : L'été, les plages de la région sont toutes noires de monde.
Ex 2 : Cette jeune fille devient toute rouge lorsque le maître-nageur la regarde droit dans les yeux.

Dernière situation pour tout en tant qu'adverbe :
Lorsqu'il est employé pour renforcer un nom, tout peut s'accorder... ou non.
On pourra ainsi écrire il est tout fureur ou il est toute fureur.
Toutefois, dans certaines locutions, tout reste invariable :
Tout feu tout flamme ; tout yeux tout oreilles ; tout ouïe.

Tout pronom :
Lorsqu'il est complément d'objet direct d'un verbe à l'infinitif ou au participe passé, il se place devant celui-ci.
Ex 1 : Ce cahier de vacances est trop dense. L'enfant ne pourra pas tout faire.
Ex 2 : Cette gaufre était énorme, mais l'enfant a tout mangé.

Tout et les noms propres :
Devant un nom d'auteur, tout est invariable.
J'ai lu tout Amélie Nothomb.

Devant un titre d'œuvre, tout est invariable, SAUF lorsque le titre commence par un article défini féminin (singulier ou pluriel).
Ex 1 : J'ai lu tout Les misérables.
Ex 2 : J'ai aussi lu toute La condition humaine.

Devant un nom de ville, tout est normalement invariable, mais on peut aussi l'accorder pour insister sur la ville et non sur ses habitants (subtil, ça !).
Ex 1 : Le 14 juillet, tout Paris est en fête.
Ex 2 : Le 14 juillet, toute Carcassonne fut illuminée par l'embrasement de la cité.

Bien.
Je pourrais aussi vous parler de tout utilisé avec à, de, en ou contre. Il faudrait aussi préciser les cas de "tout autre" et "tout ce qu'il y a".
Je vais en rester là pour aujourd'hui. On verra tout ça une toute prochaine fois !

jeudi 18 juillet 2013

Citation de Paul Reboux

Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.
Paul REBOUX










Réponse de l'anagramme d'hier : Révolution française

mercredi 17 juillet 2013

Détente : anagramme

Histoire de se détendre un peu en cette période estivale, voici une anagramme derrière laquelle se cache un événement historique.
Réponse demain !
Un veto corse la finira

mardi 16 juillet 2013

Prenons l'air !

L'air de rien, l'utilisation de l'expression "avoir l'air" présente quelques subtilités qu'il est peut-être bon de rappeler. Petit billet à lire... en plein air.

Pour faire simple, nous dirons que "avoir l'air" peut avoir deux significations possibles, dont dépendra l'accord de l'adjectif qui suivra.

- Si "avoir l'air" a le sens de paraître, sembler, il s'agit alors d'une locution verbale. L'adjectif qui suit s'accorde donc avec le sujet de la phrase.
Ex : Ces vacanciers ont l'air ravis de profiter enfin d'un beau soleil estival.

- Si "avoir l'air" a le sens de avoir la mine, l'apparence, le mot "air" devient ici un complément d'objet direct, l'adjectif qui suit étant alors son épithète.
Ex : Ces vacanciers ont l'air ravi des gens qui redécouvrent les joies de la plage.

En outre, si le sujet est une chose, l'adjectif s'accorde avec lui.
Ex : Cette crème glacée a l'air délicieuse (difficile, en effet, d'écrire : cette crème glacée a l'air délicieux).

Sur ce, je vous laisse profiter du bon air marin, de l'air de la montagne, de l'air campagnard pour tous ceux qui profitent de vacances bien méritées... et de l'air conditionné (ou confiné) du lieu de travail pour ceux qui sont encore au boulot !

lundi 15 juillet 2013

Mauvaise lecture

Un homme qui séjourne chez un ami cherche un livre dans la bibliothèque bien garnie de celui-ci avant d'aller se coucher. Il finit par en choisir un et en le feuilletant s'exclame : 
- Oh ! Ça doit être un bon livre.
- Non. Lui répond son hôte. 
- Tu l'as déjà lu ? 
- Non, et je ne le lirai jamais. 
- Mais pourquoi ? 
- Vois-tu, ce livre, trois de mes amis me l'ont déjà emprunté et tous les trois me l'ont rendu. C'est un test qui ne pardonne pas.

dimanche 14 juillet 2013

BLEU, BLANC, ROUGE

En ce jour de fête nationale, je vous propose une petite liste de locutions ou expressions reprenant les trois couleurs du drapeau français...
À compléter via les commentaires !



BLEU
Avoir une peur bleue
Avoir le sang bleu
Être dans le bleu
Être fleur bleue
La grande bleue
N'y voir que du bleu

BLANC
Se faire des cheveux blancs
Blanc comme un linge
Blanc comme neige
Chauffé à blanc
Coupe blanche
De but en blanc

ROUGE
Rouge de colère
Agiter le chiffon rouge
Être dans le rouge
Fil rouge
Manger du pain rouge
Tirer à boulets rouges

samedi 13 juillet 2013

Ci-joint et ci-inclus

Ci-joint et ci-inclus ont fait un retour en force dans notre quotidien avec la généralisation de la messagerie électronique et... de ses pièces jointes.
Qui n'a pas hésité au moment d'écrire "ci-joint les photos..." : ce n'est pas "ci-jointes" ? Zut, je ne sais plus. Allez j'écris "Je te joins les photos...". Pourquoi pas.
Mais après voir lu ce qui suit, vous ne devriez plus avoir à changer la tournure de votre phrase !

Ci-joint et ci-inclus, lorsqu'ils sont placés avant un nom qui n'a pas d'article, sont considérés comme des adverbes, donc invariables.
Exemple : "Vous trouverez ci-joint copie des documents demandés."

Placés en tête de phrase, ils sont, là encore, invariables.
Exemple : "Ci-joint les documents demandés..."

Ci-joint et ci-inclus s'accordent en genre et en nombre s'ils sont employés comme adjectifs (logique, non ?).
Exemple : "Les photos ci-jointes..."

Ils s'accordent aussi si le nom qu'ils qualifient est lui-même précédé d'un déterminant (article ou adjectif).
Exemple : "Veuillez trouver ci-jointe la photocopie..."

Bonne journée à tous !

vendredi 12 juillet 2013

Projet Voltaire

Avoir une bonne orthographe, c'est important. Vous trouvez que c'est ringard, dépassé, exagéré ? Visiblement, les milieux professionnels, eux, prennent cela très au sérieux. Je ne reviendrai pas sur l'impact négatif des fautes d'orthographe et de syntaxe dans un CV ou une lettre de motivation. Imaginez maintenant l'image qu'une entreprise spécialisée dans la communication, par exemple, peut donner à ses clients si les courriers (papier ou électroniques) de ses employés sont truffés de fautes.
C'est là qu'intervient le Projet Voltaire. Non seulement il propose un entraînement en ligne pour améliorer son orthographe, mais il délivre aussi un certificat, reconnu et de plus en plus exigé par les grandes écoles ou les entreprises. Ce certificat peut figurer sur le CV, et c'est désormais un véritable atout dans la recherche d'un emploi dans beaucoup de branches professionnelles.

Toutes les infos sur la certification Voltaire sont consultables sur

Sachez également qu'il existe des applications pour smartphones très bien faites (j'ai testé celle pour iPhone) :

jeudi 11 juillet 2013

Citation de Julien Green


La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain. 
Julien GREEN








Réponse de l'énigme d'hier : la lettre N

mercredi 10 juillet 2013

Détente : qui suis-je ?

La réponse sera donnée dans le billet de demain...

Je suis dans l'étang et au fond du jardin, je commence la nuit et finis le matin et j'apparais 2 fois dans l'année.
Qui suis-je ?

mardi 9 juillet 2013

Attention au genre ! (1)

Il vous est probablement déjà arrivé de vous tromper sur le genre d'un mot, utilisant le féminin au lieu du masculin, et vice-versa. Voici donc une petite liste, non exhaustive, de mots féminins que l'on a tendance à utiliser au masculin :
  • abscisse
  • acné
  • algèbre
  • anagramme
  • ébène
  • échappatoire
  • égide
  • encaustique
  • épitaphe
  • épître
  • gemme
  • octave
  • omoplate
  • oriflamme
  • Dans un prochain article, je vous proposerai une liste de mots masculins souvent utilisés, par erreur,  au féminin...

    lundi 8 juillet 2013

    Humour so british

    Churchill fait partie de ces grands hommes qui ont marqué l'histoire de l'humanité. Il était, en outre, connu pour son humour très britannique, voire un peu plus. Finalement, cet homme n'avait qu'un seul défaut : il était anglais...
    Lady Astor : "Monsieur Churchill, si j'étais votre femme, je verserais du poison dans votre café."
    Churchill : "Et moi, Madame, si j'étais votre mari, je le boirais!"

    dimanche 7 juillet 2013

    Mots d'enfants

    Internet regorge de sites et blogs recensant les mots d'enfants. Réflexions attendrissantes, drôles,  voire poétiques, dans lesquelles s'expriment la spontanéité et la naïveté de nos chères têtes blondes.
    En voici donc une petite compilation personnelle... 

    Mamie, c'est vrai qu'avant tu étais un singe ?
    Mathis, 4 ans

    Moi quand je serai grande, j'escaladerai les nuages.
    Chloé, 3 ans

    Maman : "Chéri, pourquoi es-tu venu dans notre lit au milieu de la nuit ?"
    Elias : "J'avais besoin d'amour, mais y en avait pas dans mon lit."
    Elias, 4 ans

    L'amoureux de maman il est militaire, il devait aller à la guerre normalement, mais il n'y a pas été, la guerre elle a été annulée.
    Nina, 5 ans

    C'est rigolo de dire un verre vert et une rose rose.
    Elora, 2 ans

    "Viens mon chéri, je vais te mettre de l'eau de toilette dans les cheveux".
    Raphaël : "Ah non maman ! L'eau des toilettes c'est dégoûtant !"
    Raphaël, 5 ans

    Les gens devraient faire la guerre avec des pistolets à eau. Comme ça, ils vont pas mourir.
    Milian, 3 ans

    Pourquoi tu fumes ? T'as envie de tomber malade ?
    Yann, 5 ans

    Maman, je t'aimerai quand même quand tu seras vieille.
    Erwan, 6 ans

    Je te voulais comme maman alors je suis né.
    Benjamin, 5 ans

    Maman, la nuit quand je fais dodo, j'ai des images devant les yeux.
    Kylian, 4 ans

    Oh le pauvre cheval, il a une cinquième jambe et il ne peut même pas s'en servir !
    Tina, 7 ans

    samedi 6 juillet 2013

    Vive les vacances !

    Officiellement, et hors épreuves du baccalauréat, nos écoliers (et leurs profs) sont en vacances aujourd'hui (hier soir pour certains, depuis un mois pour d'autres !).
    On pourra reprendre en chœur la chanson L'école est finie, chantée par Sheila (pour les plus jeunes, tapez ce nom étrange dans votre moteur de recherche favori, qui devrait vous pondre quelques résultats censés). Pour la petite histoire, cette chanson est parue en février 1963. Les paroles en furent écrites par C. Carrère et A. Salvet, la musique par J. Hourdeaux.
    Certains feront peut-être un bel autodafé de leurs cahiers et danseront autour des flammes.
    D'autres pousseront un grand ouf de soulagement ("encore une année de ouf qui se termine" pouvant  en outre être une expression de salle de classe, mais aussi de salle de profs).
    Bref, c'est les vacances.
    Vous noterez l'orthographe du titre de cet article. L'invariabilité de "vive" s'est imposée. Mais écrire "Vivent les vacances" n'est pas faux. Juste désuet aujourd'hui.
    J'ai aussi écrit "c'est les vacances". Il aurait fallu écrire "Ce sont les vacances". En fait, "les vacances" est pris au sens générique et désigne ici une période bien précise. On peut même dire que l'expression complète serait "c'est la période des vacances". Autre exemple : "C'est les soldes".
    "C'est les vacances", bien que familier, est toléré. Et, entre nous, vous entendez souvent "ce sont les vacances" ? Non ? Moi non plus.
    Encore un petit exemple, en passant, de l'évolution naturelle d'une langue dite vivante...
    Et quoiqu'il en soit, profitez-en bien tous (des vacances, bien entendu !).

    vendredi 5 juillet 2013

    Citation d'Alexandre Dumas, fils


    Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre. 
    Alexandre DUMAS, fils

    jeudi 4 juillet 2013

    Le jour de l'indépendance

    Independence Day en anglais.
    Bonne fête à tous les Américains !

    Petit rappel : c'est le 4 juillet 1776 que les représentants des treize colonies anglaises d'Amérique du Nord adoptent à la quasi-unanimité (la délégation de New-York l'approuvera quelques jours plus tard seulement)  la Déclaration d'indépendance, écrite par Thomas Jefferson, John Adams et Benjamin Franklin.
    Texte largement inspiré des idées des Lumières, bien françaises, elles...
    Vous pouvez retrouver ce texte, en français (traduction de Thomas Jefferson en personne) ici.
    La guerre d'indépendance, quant à elle, ne s'achèvera que le 3 septembre 1783, avec la signature des traités de Versailles et Paris.

    Étrange coïncidence de l'Histoire, trois présidents américains sont morts un 4 juillet : Thomas Jefferson et John Adams (1826), deux des auteurs du texte, enfin James Monroe (1831).

    mercredi 3 juillet 2013

    Oxymore

    Cette figure de style consiste à placer dans une même phrase (ou syntagme) deux éléments sémantiquement opposés (à ne pas confondre avec l'antithèse). L'oxymore le plus connu est certainement l'obscure clarté de Corneille (Le Cid).
    Un silence assourdissant en est un autre exemple.
    En fait, en réfléchissant un peu, on se rend compte que le langage courant utilise à profusion l'oxymore.
    Tenez, en voici encore un, très en vogue (malheureusement) : croissance négative. Il est vrai qu'on aurait pu dire décroissance. Mais c'est moins, comment dire, politiquement correct... Qui vient de dire que politiquement correct serait un oxymore ? Bien vu l'aveugle !

    mardi 2 juillet 2013

    Bien écrire le singulier du présent de l'indicatif

    La langue française compte plus de 8000 verbes (12000 en comptant les formes pronominales).
    Et je parie qu'il vous est déjà arrivé d'hésiter (voire de sécher) sur la terminaison à ajouter à un de ces verbes au singulier du présent de l'indicatif ("je, tu, il"). Pourquoi ? Tout simplement parce que, hormis les verbes être, avoir et aller, tous les autres se prononcent de la même manière aux trois personnes du singulier. Allez-y, vérifiez...
    C'est fait ?
    Bien. Ce qui suit devrait vous permettre de ne plus jamais hésiter.

    Il existe trois séries de terminaisons possibles :
    - La première série (e, es, e) s'applique à tous les verbes dont l'infinitif se termine en -er et à ceux tels que cueillir, offrir , ouvrir.
    - La deuxième série (s, s, t) s'applique à pratiquement tous les autres verbes.
    - La troisième série (x, x, t) ne s'applique qu'à pouvoir, valoir, vouloir.
    Notez une autre petite particularité (facile à mémoriser) : certains verbes en -dre ne prennent pas de t à la troisième personne (mais un d, bien sûr).

    Bon, c'est tout de même mieux que d'apprendre par cœur la conjugaison de 8000 verbes, non ?

    lundi 1 juillet 2013

    Dictons de juillet

    Quelques dictons liés au mois de juillet. Vous pouvez en ajouter en commentaires de ce billet...


    • Ciel de juillet rouge au matin est un pluvieux voisin.
    • Si le début de juillet est pluvieux, le restant du mois sera douteux.
    • Chaud juillet sur frais juin, peu de blé mais bon vin.
    • Qui dort en juillet jusqu'au soleil levant, mourra pauvre finalement.
    • De juillet chaud vient un automne, pendant lequel souvent il tonne.
    • En juillet mois d'abondance, le pauvre a toujours sa pitance.
    • Juillet, orage de nuit, peu de mal, mais que de bruit!
    • De juillet la chaleur, fait de septembre la valeur.
    • Juillet ensoleillé remplit cave et grenier.
    • Au mois de juillet, bouche noire, gosier sec.
    • Juillet sans orage, famine au village.
    • Au mois de juillet, ni veste, ni corset.

    Solution de l'énigme d'hier : l'oiseau