dimanche 30 juin 2013

Petite énigme en vers

Histoire de finir le mois en douceur, je vous propose cette petite énigme pondue par Voltaire en personne...
Cinq voyelles, une consonne
En français composent mon nom
Et je porte sur ma personne
De quoi l'écrire sans crayon.
Réponse demain...

samedi 29 juin 2013

De quotidien à bisannuel : les adjectifs de périodicité

Ce magazine qui paraît tous les deux mois est-il un bimestriel ou un bimensuel ? Vous ne savez plus ? Allez, on fait un petit tour d'horizon des adjectifs de périodicité !

Quotidien : chaque jour
Biquotidien, semi-quotidien : deux fois par jour
Triquotidien : trois fois par jour (si, si : ça existe !)
Hebdomadaire : chaque semaine
Bihebdomadaire, semi-hebdomadaire : deux fois par semaine
Trihebdomadaire : trois fois par semaine
Mensuel : chaque mois
Bimensuel, semi-mensuel : deux fois par mois
Bimestriel : tous les deux mois
Trimensuel : trois fois par mois
Trimestriel : tous les trois mois
Quadrimestriel : tous les quatre mois
Semestriel, semi-annuel : tous les six mois
Annuel : chaque année
Bisannuel : tous les deux ans

On pourrait ajouter bien d'autres adjectifs à cette liste, en particulier tous ceux se terminant par "ennal", pour exprimer une périodicité en multiples d'années :
Quinquennal : (qui a lieu) tous les cinq ans
Décennal  : tous les dix ans
Centennal (ou séculaire) : tous les cent ans
Millennal  : tous les mille ans
Ces adjectifs, selon le contexte, peuvent exprimer une valeur de périodicité ou bien une valeur de durée. Par exemple, quinquennal revêt une valeur de périodicité dans l'expression recensement quinquennal (tous les cinq ans), mais une valeur de durée dans l'expression mandat quinquennal (d'une durée de cinq ans).

vendredi 28 juin 2013

Je veux être pilote

Compte tenu de mon passé professionnel (ancien pilote d'hélicoptère de combat), j'aime beaucoup ce petit texte.
Qu'il soit réellement l'œuvre d'un enfant de 10 ans, je ne puis toutefois le certifier...

Je serai pilote quand je serai grand parce que c'est un métier amusant et facile. C'est pour ça qu'il y a beaucoup de pilotes aujourd'hui.
Les pilotes ne vont pas à l'école longtemps, ils doivent simplement apprendre à lire les chiffres pour pouvoir lire les instruments. Je pense qu'ils doivent aussi savoir lire une carte routière pour ne pas se perdre.
Les pilotes doivent être braves pour ne pas avoir peur s'il y a du brouillard et qu'ils ne peuvent rien voir ou si une aile ou un moteur dégringole, ils doivent rester calmes pour savoir quoi faire.
Les pilotes doivent avoir de bons yeux pour voir à travers les nuages et n'ont pas peur des éclairs et du tonnerre parce qu'ils en sont plus près que nous.
Le salaire des pilotes est aussi une chose que j'aime. Ils ont plus d'argent qu'ils ne peuvent dépenser. C'est pourquoi les gens croient que voler c'est dangereux, sauf les pilotes qui savent que c'est facile.
Il n'y a pas grand chose que je n'aime pas, excepté que les filles et toutes les hôtesses veulent les épouser et qu'ils sont obligés de les chasser pour qu'elles ne les ennuient pas.
J'espère que je serai pas malade en l'air, car je suis malade en voiture, et si je suis malade en avion, je ne serai pas pilote et alors il faudra que j'aille travailler.
Un écolier de 10 ans

jeudi 27 juin 2013

Citation de Marguerite Duras


Écrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. 
Marguerite Duras

mercredi 26 juin 2013

Une hirondelle ne fait pas le printemps

Nous sommes en été depuis... vendredi dernier. Si si !
Du printemps, nous n'en avons rien vu, ou si peu. Je voulais vous proposer cette expression il y a un mois déjà. Mais comme il n'y a plus de saison ma pauvr' dam', eh bien la voici en ce début d'été !

D'où nous vient-elle ?
Elle est apparue pour la première fois dans un traité d'Aristote (Éthique à Nicomaque, Livre I, chapitre 6) :
[...] Mais il faut ajouter « et cela dans une vie accomplie jusqu’à son terme », car une hirondelle ne fait pas le printemps, ni non plus un seul jour : et, pareillement, la félicité et le bonheur ne sont pas davantage l’œuvre d’une seule journée, ni d’un bref espace de temps.
On la retrouve ensuite dans une fable d'Ésope, Le jeune prodigue et l'hirondelle :
Un jeune prodigue, ayant mangé son patrimoine, ne possédait plus qu’un manteau. Il aperçut une hirondelle qui avait devancé la saison. Croyant le printemps venu, et qu’il n’avait plus besoin de manteau, il s’en alla le vendre aussi. Mais le mauvais temps étant survenu ensuite et l’atmosphère étant devenue très froide, il vit, en se promenant, l’hirondelle morte de froid. « Malheureuse, dit-il, tu nous as perdus, toi et moi du même coup. »
Fable d'actualité, non ?

Donc, un seul fait, une seule situation ne suffisant pas à tirer une conclusion générale... Méfiez-vous de la météo du jour !


mardi 25 juin 2013

L'accord du participe passé des verbes pronominaux

Oui, je sais, le titre de ce billet, à lui seul, donne mal à la tête.
Cette histoire d'accord n'est pas simple. Je ne vais donc pas vous faire un cours complet sur le sujet ici. Mais je peux vous donner une astuce pour ne plus vous tromper...
Allons-y.
Vous avez remarqué que les verbes pronominaux, conjugués avec le verbe être ne s'accordent pas systématiquement avec leur sujet. Ça, c'est le problème. Exemple : écrit-on "Ils se sont succédé" ou "Ils se sont succédés" ?

Voici donc l'astuce, qui marche à tous les coups si elle est correctement appliquée :

On remplace le verbe être par le verbe avoir et on applique la règle d'accord de cet auxiliaire.  Vous savez, celle du COD (complément d'objet direct) placé avant le verbe. J'en vois qui gigotent sur leur chaise... Bref, dans notre exemple, la phrase devient donc "Ils ont succédé à eux". Il n'y a pas de COD, donc pas d'accord. Facile. La solution est donc "Ils se sont succédé".

Prenons maintenant un autre exemple : "Ils se sont mouchés". Avec le verbe avoir, on obtient : "Ils ont mouché eux". Il y a donc un COD ("eux") représenté par "se" dans la phrase de départ qui PRÉCÈDE le verbe. Il y a donc accord.

Mais dans la phrase "Ils se sont mouché le nez", le COD n'est plus avant, mais APRÈS le verbe ("Ils ont mouché le nez (COD) à eux", le "se" représentant "eux" n'étant plus COD dans ce cas), donc il n'y a pas d'accord.

Le mieux est de s'entraîner un peu, afin de bien assimiler cette astuce relativement simple. Et quand ce sera le cas... Adieu les fautes d'accord de participe passé des verbes pronominaux !

lundi 24 juin 2013

Twist Délire

Twist Délire est un jeu qui a obtenu la médaille d'argent au Concours Lépine 2013.
Il consiste à trouver des mots en fonction des voyelles qui s’affichent sur les dés lancés et sur des cartes à retourner.
Il a été créé par Somprasong SUDARO, publicitaire, et dont c'est la sixième création (en 2011, il a obtenu la médaille d’or pour Math Sumo, qui facilite l’apprentissage de la multiplication).
Selon lui, "en plus de permettre aux jeunes de mieux maîtriser la langue française, le jeu fait appel à l’hémisphère droit pour les mots et l’hémisphère gauche pour les dessins".
Twist Délire est disponible à la vente à partir du 30 juin prochain.



dimanche 23 juin 2013

E comme ...

Choix subjectif et très personnel de mots commençant par la lettre E...

  • e-book
Livre électronique en "vieux" français. J'ai réellement commencé à en lire avec une tablette (goût pomme). Je suis passé depuis quelques mois à la liseuse, plus légère, moins fatigante pour la vue et moins gourmande en énergie. Je ne délaisse pas pour autant les livres classiques. Je commence simplement à manquer de place pour les ranger...
  • École
Un mot qui n'évoque que de bons souvenirs. Je crois avoir oublié tous les mauvais ! Des souvenirs liés à des lieux variés : Sainte-Famille à Toul, André Daste et Marcelin Berthelot à Toulouse, Pierre Loti et Merleau-Ponthy à Rocheforrt-sur-Mer, Collège militaire à Saint-Cyr-l'École, École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan... Toutes ces écoles, ces instits, ces profs et ces copains qui ont contribué, avec mes parents, à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.
C'est aussi l'école de la vie, si belle, si rude. On dit que ce qui ne tue pas rend plus fort. Peut-être. Mais les cicatrices ne s'effacent pas, elles. Ce qui ne tue pas vous cabosse un peu, beaucoup, toujours...
  • Écouter
C'est un très beau mot. Plus facile à énoncer qu'à mettre en pratique.
Acte essentiel pour un écrivain public.
  • Écran
Celui de mon ordinateur, que je regarde plus souvent que celui de mon téléviseur. À chacun ses "vices"...
  • Écrire
Mot magique.
  • Écrivain
Personnellement et pour des raisons professionnelles, j'y ajoute l'adjectif "public", ce qui lui donne un sens un peu différent. J'envisage, un de ces jours, de supprimer cet adjectif.
  • Effort
On n'a rien sans rien. Phrase éculée, mais qui n'a pas perdu de sa force et de son actualité. À répéter inlassablement aux plus jeunes, qui ont tendance à l'oublier...
  • Encrier
Ce mot évoque en moi le souvenir du remplissage des encriers de la classe, parce que j'étais l'élève de semaine, en CE 2. C'était une encre qui tirait sur le violet. On écrivait encore avec des porte-plume à cette époque qui ne me semble pas si lointaine que ça. Le stylo-plume a ensuite remplacé le porte-plume. Le stylo-bille, ce fut pour plus tard, beaucoup plus tard. C'est aussi à cette époque de ma scolarité que j'ai acquis les bases d'une belle écriture. On n'apprend pas à bien écrire avec un stylo-bille.
  • Escadrille
Mot appartenant à une vie professionnelle antérieure. Escadrille d'hélicoptères, bien sûr. J'en ai commandé une à Phalsbourg, de 1994 à 1996.
  • Éthique
Ce mot a toujours fait partie de mon vocabulaire : en tant qu'officier de l'armée française d'abord, en tant qu'écrivain public ensuite.
  • Étudiant
Les étudiants constituent une clientèle à part, avec laquelle j'adore travailler. C'est en outre une source d'enrichissement intellectuel inépuisable. Pour ce qui est de l'enrichissement dans son sens matérialiste, c'est une autre histoire, moins passionnante...
  • Extrémisme
Une plaie pour l'humanité. Un cancer de l'intelligence.

samedi 22 juin 2013

Baccalauréat

Les épreuves écrites du baccalauréat 2013 ont pris fin hier.
Au fait, d'où vient ce mot ?
Selon l'encyclopédie Larousse, le mot viendrait du latin médiéval baccalaureatus, de baccalarius, bachelier, avec influence de laureare, couronner de lauriers.
Le terme est apparu au XIIIe siècle (Université de Paris) pour désigner un grade intermédiaire vers la maîtrise ès arts ou les doctorats en droit, en théologie et en médecine.
Il fut, bien plus tard, repris par Napoléon Ier lors de l'instauration de l'Université de France en 1808. Pour la petite histoire, il n'y eut, à l'époque, que 21 bacheliers. Et il fallut attendre 1861 pour voir la première bachelière... Le taux de réussite au bac était de l'ordre de 1 %. Il s'agissait donc d'un examen très élitiste. Ça fait rêver...
Aujourd'hui, le baccalauréat n’est pas seulement le diplôme terminal des études secondaires, il est aussi le premier grade universitaire. Ça fiche la trouille...

vendredi 21 juin 2013

Fête de la musique

C'est (officiellement) l'été, mais c'est aussi la fête de la musique.
Dans les rues de nombreuses villes, à travers le monde, il risque d'y avoir pas mal de bruit. Plus ou moins mélodieux.
Certains vont faire la fête toute la nuit (d'autant plus que cette année, le 21 juin coïncide avec la fin des épreuves écrites du bac).
D'autres vont rechercher avec fébrilité leurs boules Quies.
Et puis il y a ceux qui s'en fichent, un peu, beaucoup...

Savez-vous que c'est la 32e édition de cette fête, créée en 1982 par le ministère de la Culture ?
Pour en savoir plus sur cette manifestation, voir le site officiel...

L'été (poème)

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.
Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.
Théodore de Banville (1823-1891)

jeudi 20 juin 2013

Les sujets du BAC 2013, épreuve de français

Voici les sujets qui ont été proposés hier pour le BAC 2013, épreuve de français.

Série L : Les réécritures, du XVIIe siècle jusqu’à nos jours.
Corpus de quatre textes :
• Daniel Defoe, Robinson Crusoé, 1719
• Paul Valéry, La Jeune Parque et poèmes en prose, Histoires brisées,"Robinson", 1950
• Michel Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique, chap. 3, 1967
• Patrick Chamoiseau, L’Empreinte à Crusoé, 2012

Première question : À quoi sert le journal dans Robinson de Daniel Defoe ? Quelles fonctions les autres textes donnent-ils à l’écriture ?

Puis trois sujets au choix :
• Commentaire - Vous commenterez le texte de Patrick Chamoiseau.
• Dissertation - Pensez-vous que toute création littéraire soit, d’une certaine manière, une réécriture ?
• Invention - Vous réécrirez les huit premières lignes du texte de Paul Valéry en inventant un récit à la première ou à la troisième personne, qui complète, qui développe ou qui prolonge les images et les idées fragmentaires de cette "histoire brisée".


Séries ES et S : Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours.
Corpus de trois textes :
• Colette, Sido, 1930
• John Steinbeck, Les Raisins de la colère, 1939 
• Jean Giono, Un Roi sans divertissement, 1947
Première question : Quelles sont les caractéristiques des figures maternelles dans les textes du corpus ?

Puis trois sujets au choix :
• Commentaire - Vous commenterez l’extrait de Jean Giono.
• Dissertation - Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ?
• Invention - Le regard que porte la narratrice du texte A sur sa mère fait de cette dernière un personnage fascinant. Comme Colette et en vous inspirant des autres textes du corpus, vous proposerez le portrait d’un être ordinaire qui, sous votre regard, prendra une dimension extraordinaire.

mercredi 19 juin 2013

mardi 18 juin 2013

L'appel du 18 juin

Il est des textes, des discours, qui ont marqué à jamais l'Histoire de notre pays. Bien évidemment, l'appel lancé par de Gaulle depuis Londres en juin 1940 en fait partie...


Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.

lundi 17 juin 2013

À propos du récit de vie

Christian BOBIN a dit « Écrire, c'est ne rien oublier de ce que le monde oublie. » Voici qui s'applique bien au récit de vie.
Toutefois, force est de constater que le projet d'écrire des souvenirs personnels, une tranche de sa vie, se heurte à quelques réticences ou inhibitions qui le font avorter la plupart du temps.
En voici les principales, avec les réponses qu'un écrivain public peut y apporter.

« Je ne sais pas écrire » ou « Je fais trop de fautes d'orthographe et de grammaire » ou encore « Je ne sais pas utiliser l'ordinateur (le traitement de texte) pour taper mon récit ».
Là, la réponse est très simple : faire appel à un professionnel de l'écriture. Soit il relira le texte déjà rédigé, soit il le prendra totalement à sa charge, après avoir recueilli, oralement (ou / et par écrit) les éléments nécessaires à la rédaction du récit.

Autre type de réticence : celle liée au contenu lui-même. On ne sait pas trop ce que l'on va pouvoir dire, sur quel ton, dans quel but, pour quel "public"...
Là encore, les conseils avisés d'un professionnel permettront de lever ces réticences. Il pourra en outre aider à orienter le récit, le baliser en quelque sorte, lui trouver des limites temporelles, spatiales, trouver le ton qui conviendra le mieux selon le contexte et la personnalité du "narrateur". Le tout, bien entendu, dans le strict respect de la confidentialité des propos recueillis.

Quant au résultat final, eh bien je dirai que le jeu en vaut la chandelle. Quel plaisir, quelle fierté, de faire lire à ses proches une tranche de sa vie passée, de faire revivre des évènements, des époques révolus, mais dont la mémoire aurait fini par se perdre sans ce récit de vie !

En conclusion, je ne peux qu'encourager chacun, et tout particulièrement les plus anciens, à franchir le pas.
Aujourd'hui il est aisé de trouver des professionnels aptes à réaliser ce type de projet.
Histoire de laisser une trace de ce que le monde oublie...

samedi 15 juin 2013

Espaces et ponctuation

En tant qu'écrivain public, je suis amené à relire et corriger les textes des autres, en particulier les travaux d'étudiants, qui comportent plusieurs dizaines de pages et sont, bien entendu, tapés sur ordinateur et non plus manuscrits (avantage certain : c'est lisible !).
La coquille que je rencontre le plus souvent est liée à l'espace. Vous savez, cette grosse touche horizontale tout en bas de votre clavier. C'est fou ce qu'elle peut générer comme problèmes, cette touche. Ces problèmes n'existent quasiment pas dans un manuscrit, mais sont apparus avec la généralisation des "tapuscrits" et leur cortège de règles de mise en forme (charte graphique). Voici donc un petit tour des principales coquilles à éviter en termes de ponctuation et d'espaces...
  • Point : à la fin d'une phrase, on met un ".", lequel n'est séparé du dernier mot par AUCUN espace. Par contre, il sera suivi d'un espace.
  • Virgule : il n'y a pas d’espace entre le mot et la virgule, mais il y en a un après (sauf pour la virgule décimale comme dans "3,14").
  • Points de suspension : pas d’espace entre le mot et les trois points, un espace après. Et trois points suffisent !
  • Point-virgule : un espace avant et après.
  • Deux points : un espace avant et après.
  • Point d’interrogation : un espace avant et après.
  • Point d’exclamation : un espace avant et après.
  • Trait d’union : pas d’espace avant, pas d’espace après (d'où son nom).
  • Parenthèses : un espace avant, pas d’espace à l’intérieur. Exemple : (pas d'espace).
  • Guillemets anglais : pas d’espace entre les guillemets. Exemple : "pas d'espace".
  • Guillemets français («) : pas d’espace entre les guillemets. Exemple : «pas d'espace». Cependant, il est de plus en plus admis un espace avec ces guillemet français. D'ailleurs, certains traitements de texte en créent un (ou un demi) automatiquement lorsque vous tapez ces caractères.
  • Barre oblique (ou slash), pas d’espace entre la barre et le chiffre ou le mot. 
  • Crochets : pas d’espace entre les crochets.
  • Apostrophe : pas d’espace avant et après l’apostrophe.
  • Degré : pas d’espace après le chiffre. Exemple : 20°.
  • Symboles des minutes et secondes : pas d’espace entre le symbole et le chiffre. Exemple : 30' et 20".
  • Symbole de pourcentage : un espace entre le nombre et "%". Exemple : 50 %.
  • Signes arithmétiques :  un espace avant et après. Exemple : 1 + 1 = 2.
  • Symboles des monnaies ou des mesures : un espace entre le nombre et le symbole. Exemple :  25 €.
  • Astérisque : pas d’espace entre le mot et l'astérisque.
Et pour finir, concernant l'espace lui-même : un seul suffit !

vendredi 14 juin 2013

Antiphrase

L'anti-machin-chose (remplacez machin-chose par ce que vous voulez, selon vos convictions) a le vent en poupe en ce moment.
Toutefois, ne voyez aucune malice à ce que j'écrive aujourd'hui sur cette figure de style appelée antiphrase, qui n'a donc pas grand-chose à voir avec les premières lignes de ce billet. Encore que, certains d'entre vous y trouveront matière à en faire quelques-unes !
Qu'est-ce donc ?
L'antiphrase est une figure de style consistant à dire une chose pour signifier son contraire.
L'antiphrase la plus utilisée, peut-être, est la suivante : "Tu commences à me plaire", que tout le monde, spontanément, traduit par "Tu m'exaspères".
Si vous réfléchissez un peu, vous allez en trouver beaucoup d'autres, utilisées dans le langage courant.
Les exemples littéraires ne manquent pas non plus. Je n'en citerai donc qu'un, mais quel bel exemple ! On le doit à MONTESQUIEU, dans De l'esprit des lois, livre 15 (1748). Dans cet extrait, L'auteur feint de se faire l'avocat de l'esclavage des noirs :
De l'esclavage des Nègres
Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé, qu'il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir.
Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une manière plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, était d'une si grande conséquence, qu'ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui chez des nations policées, est d'une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
Des petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains : car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié.

En passant, MONTESQUIEU mérite d'être (re)découvert : ses livres sont d'une actualité troublante...



jeudi 13 juin 2013

Gros mots

Voici une catégorie de mots qu'il ne m'est pas donné d'utiliser tous les jours dans mon activité d'écrivain public !
Donc, histoire de me défouler un peu et de vous faire découvrir en même temps un ouvrage original consacré à notre langue, je vous recommande Gros mots, le livre de Gilles GUILLERON (professeur agrégé de lettres, qui enseigne actuellement à l'université de Lorient. Il est notamment l'auteur d'Écrire pour les Nuls et de Nos plus belles expressions populaires aux Éditions First).
D'abruti à zonard, cet ouvrage regroupe 300 gros mots, jurons et insultes.
Ce diaporama vous présente quelques exemples tirés du livre... À ne pas mettre entre toutes les mains !

mercredi 12 juin 2013

Quand le pluriel change tout

Le pluriel, en français, n'est point chose simple, surtout à l'écrit.
Là où ça devient vraiment problématique, c'est que, selon qu'on utilise le singulier ou le pluriel, certaines expressions n'ont plus le même sens !
Quelques exemples ?
En voici, en voilà :
  • Sans connaissance (évanoui) / Sans connaissances (sans amis)
  • Sans faute ("Je vous l'amène demain sans faute") / Sans fautes (d'orthographe)
  • Sans passion (sans enthousiasme) / Sans passions (qui n'a aucune passion)
  • Sans réserve (entièrement) / Sans réserves (de nourriture, par exemple)
Je vous laisse le plaisir d'en trouver d'autres...

lundi 10 juin 2013

La langue xyloglotte

Quelques hurluberlus plutôt inspirés ont eu l'idée saugrenue de créer la langue xyloglotte, et de lui consacrer un site :


C'est complètement déjanté, parfois de mauvais goût, voire grossier, mais souvent drôle !
Voici le "chapeau" de ce site très spécial :

Le xyloglotte (en grec : langue de bois) est une langue nouvelle reposant sur le concept incontournable du complexificationnage. L'idée maîtresse s'exprime et se comprend aisément : pourquoi, comme le disait autrefois mon prof de math, se compliquer la vie à faire simple alors qu'il est si simple de faire compliqué ? Alors s'il existe des mots et des expressions compréhensibles par le commun des mortels, quoi de plus distrayant que de les rendre abscons ? Vous en avez rêvé, je l'ai fait.
La recette : elle ressemble assez à celle du Sky my husband de Jean-Loup Chiflet. La différence est que nous traduisons de jolies expressions dans un gréco-latin de cuisine des plus approximatifs. Sont également acceptés les sigles obscurs, les barbarismes improbables, les locutions empruntées à l'hexagon et autres extraits bizarroïdes des pages roses du dictionnaire Vermot.
Bon, trêve de bavardage, passons aux choses sérieuses ;-). Voici devant vos yeux ébahis le grandiose dictionnaire xyloglotte du professeur Cosinus. S'il a l'heur de vous plaire, je vous encourage vivement à l'enrichir en m'envoyant vos contributions.
Ah, ultime précision : cette page contient des GROS MOTS (oooh !) et des allusions paillardes (hé hé hé...). Vous pouvez encore renoncer.

dimanche 9 juin 2013

Détoner ou détonner ?

Voici deux verbes homonymes qui se prononcent de la même manière, mais ont une orthographe légèrement différente... Et un sens différent aussi.
Ainsi on fera "détoner" de la poudre. Il s'agit là d'un emprunt au latin "detonare" qui signifie faire explosion avec un bruit violent. On écrit d'ailleurs "détonateur", ou encore "détonation".
Mais on écrira "cet article détonne dans le contexte médiatique actuel", pour dire que l'article n'est pas dans le ton. Ici, c'est le mot français "ton" qui est utilisé avec le préfixe "dé-".
Oui, enfin, ceci étant dit, force est de constater que la distinction que je viens de vous exposer, non seulement ne coule pas de source, mais suscite aussi des débats depuis longtemps. Tenez, voyez ce vers de Verlaine (dans Nevermore):
Sur le bois jaunissant où la bise détone 
Comment le comprenez-vous, à la lecture de ce qui précède ? La bise chante-t-elle faux ou émet-elle un bruit d'explosion ?
Pour écrire ce billet, je me suis inspiré de cet article, que je trouve très complet (complexe ?) sur la question...

Merci à Olivier de m'avoir soufflé ce billet !


samedi 8 juin 2013

Cent !


Ceci est le centième billet de ce blog, qui a vu le jour (en deux temps) le 24 février 2013.
Je profite de l'occasion pour remercier mes fidèles lecteurs, sur lesquels je compte d'ailleurs pour faire connaître Tâches d'encre autour d'eux.
Cent billets, près de 5000 visites à ce jour... Et pour moi de petits exercices d'écriture quotidiens pour maintenir, autant que faire se peut, la publication d'un billet par jour. En automatisant cette publication, je peux "anticiper" et éviter une mise en sommeil momentanée du blog due à certaines obligations professionnelles... C'est ainsi que j'ai actuellement en réserve une bonne centaine de billets.
Si vous avez découvert récemment ce blog, n'hésitez pas à faire un petit tour dans ses archives, en utilisant les liens ci-contre.
Et si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, une petite visite sur le site officiel de mon activité d'écrivain public s'impose (http://www.bibard-ecritures.fr)...
Encore merci pour votre visite.
Et à demain pour un petit article pas si détonnant que cela...


vendredi 7 juin 2013

Histoire Secrète, saison 7

Oui, au temps pour moi, il s'agit de Secret Story, qui attaque ce soir sa septième saison sur la première chaîne. Secret Story, ça sonne mieux que Histoire Secrète, qui fait un peu trop "Les dossiers de l'écran", vous comprenez... Alors va pour ce nième titre anglo-saxon. On ne va pas en faire un drame non plus.
Amis poètes et amoureux des belles répliques, bonjour.
On aime, ou on n'aime pas Secret Story. Personnellement, je n'aime pas. Mais je connais des gens bien élevés et cultivés qui sont complètement "accros". Tous les goûts sont dans la nature.
Bref, moi, ce qui m'intéresse dans cette émission (qui n'en finit pas de finir, tous les ans), ce sont les perles et les bons mots des candidats. Et j'espère que le millésime 2013 sera à la hauteur des six précédents.
Histoire de vous mettre l'eau à la bouche (et de vous préparer psychologiquement aux horreurs de cette année), voici un petit florilège des six premières émissions...

Saison 1 :
- Julien, il a vu que je commençais à bouiller.
- Avec tous ceux qui sont partis, on est moins nombreux.
- J'aime l'huile d'olive, mais en huile.

Saison 2 :
- Je veux pas d'enfants, ça ramollit les fesses.
- J'ai peur de dire une sotterie.
- Il a eu une bonne réponse tout de suite : ça ne m'étonne pas de lui, il a beaucoup de culturisme.

Saison 3 :
- Je suis têtue comme une moule.
- Cindy, elle casse nos délires. Et moi qui suis plutôt une fille de joie.
- Arrête de parler avec ta bouche.

Saison 4 :
- Elle est aussi con qu'une valise sans poignée.
- Franchement, avoir dit mon secret, pour moi, c'est une libérance.
- Elle n'a pas sa langue dans sa bouche.

Saison 5 :
- J'assure un peu mes derrières.
- Je suis au bord du gouffre mais je compte bien avancer.
- Ça glisse de source.

Saison 6 :
- Cette conversation, c'était à sens unique dans les deux sens.
- L'amour rend aveugle et parfois, la connerie rend con.
- Fanny, je ne la supporte plus. Déguisée en abeille, on dirait un bourdon.

jeudi 6 juin 2013

Orthotweet

Aujourd'hui, exceptionnellement, vous avez droit à un deuxième billet !

Il s'agit juste de vous rappeler que c'est ce 6 juin 2013 que sort officiellement un petit bouquin sympa : Orthotweet, 140 signes pour ne plus faire de fautes d'orthographe, de Sandrine CAMPESE, aux Éditions de l'Opportun.
Ce livre regroupe les tweets (plus de 300) écrits par l'auteure pour faire (re)découvrir des règles de (bon) français. Et comme les tweets, pour les non-initiés, se limitent à 140 caractères (espaces compris), c'est court, synthétique... et efficace !
Exemple de tweet :
Le Moyen Âge a beau s’étirer sur près de 1000 ans, de la chute de l’Empire romain à la prise de Constantinople, il s’écrit sans tiret.
9,90 € : voilà de l'argent intelligemment investi !
Disponible dans toutes les librairies, virtuelles ou pas, dignes de ce nom.


Je rappelle également que Sandrine CAMPESE est l'auteure d'un blog que je trouve personnellement très réussi, La plume à poil.

ps: petit message à Sandrine : est-il prévu une version numérique du livre ? Histoire de l'avoir toujours sur soi...

D-Day


Vous ne m'en voudrez pas d'utiliser un titre anglais pour ce billet. Je le fais en hommage à tous ces soldats, américains, anglais, canadiens ou venus des quatre coins du Common Wealth, mais aussi français, qui ont donné leur vie en ce jour du 6 juin 1944, pour délivrer la France et l'Europe de la folie nazie.
Et, pour marquer cette date à ma façon, je vous propose ce poème :
Omaha 
Le marbre d'Italie couvre mes petits frères
Ils sont morts au combat, des années en arrière
Leur vie s'est arrêtée, ce maudit jour de juin
C'était la deuxième guerre, et c'est déjà bien loin. 
Jeunesse vertueuse sacrifiant son destin
Jeunesse courageuse venue tendre la main
Au continent soumis brisé par la folie
Au continent meurtri par autant de mépris. 
Des milliers de soldats, armada incroyable
Pour partir à l'assaut de ce mur imprenable
Mais on le savait bien, sur cette plage immense
Premières lignes exposées avaient bien peu de chance. 
Sur la plage d'Omaha votre rêve s'est brisé
Alors mes petits frères qui n'avez plus de mère
Chaque fois que je viens fouler ce cimetière
Retrouvez son amour dans mes yeux embués.
Danielle de Cacqueray-Sevestre

mercredi 5 juin 2013

Citation de Jean-Marie Laclavetine


L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
Jean-Marie LACLAVETINE

mardi 4 juin 2013

Sainte Clotilde

Ayant porté le béret bleu (et le portant encore de temps en temps) pendant plus de 22 ans, je ne peux pas, aujourd'hui, oublier de souhaiter une bonne fête à tous les personnels de l'ALAT (Aviation légère de l'armée de Terre), dont les hélicoptères (GAZELLE, PUMA, TIGRE, pour ne citer que les plus connus) ont été décisifs en Afghanistan, en Lybie, en Côte d'Ivoire et actuellement au Mali. Je vous recommande en passant le superbe livre de Brice ERBLAND, Dans les griffes du Tigre, aux éditions Les Belles Lettres.
Sainte Clotilde est la patronne de l'ALAT depuis 1994.
Vous pouvez lire un petit article sur sainte Clotilde ici.



lundi 3 juin 2013

Les vieux de la vieille

À l'origine, cette expression désignait les grognards de la Garde impériale de Napoléon, ceux qui connurent toutes les campagnes de l'empereur français.
Au XIXe siècle, elle entra dans le langage courant pour désigner ces "anciens" qui ont tout connu d'une époque, d'un évènement, d'un métier... Et comme le dit fort justement Paul RICOEUR, la différence entre les jeunes et les vieux, c'est que les vieux ont beaucoup plus de souvenirs et beaucoup moins de mémoire !
Super. Merci monsieur. Sinon ?
Sinon, cette expression me rappelle aussi un film français de Gilles GRANGIER (selon le roman éponyme de René FALLET).
Et alors ?
Et alors, les dialogues de ce film furent écrits par Michel AUDIARD. Je ne pouvais donc pas résister à la tentation de vous en glisser quelques répliques !
Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l'horaire.
C’est pas les yeux qui sont mauvais. C’est les bras qui sont trop courts.
Eh bin, j'dis que quand c'est qu'on est vieux, on sait quand c'est qu'on se baisse mais on sait pas quand c'est qu'on se relève.
Y'a pas à dire, dans la vie, y faut toujours se fier aux apparences : quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canard, c'est un canard. Et c'qui est valable pour les canards l'est aussi pour les p'tits merdeux.

dimanche 2 juin 2013

OK !

Ce petit mot de rien du tout, que le Larousse écrit d'ailleurs "O.K.", est tellement utilisé dans la vie quotidienne, que l'idée m'est venue de rechercher son étymologie.
J'ai abandonné au bout de quelques minutes, tant il y a d'avis plus ou moins sérieux sur son origine.
Le terme aurait vraiment débarqué en Europe en même temps que les troupes américaines sur les plages normandes. D'ailleurs, une des origines avancées pour ce terme serait que le "O" était, en fait, un "0" (zéro), le "K" étant l'abréviation de "killed". "0 K." signifiait donc "aucun mort". Why not...
Quoiqu'il en soit, le terme est aujourd'hui très largement utilisé à l'oral, à la place de notre bon vieux "d'accord". Il a en outre gagné quelques lettres de noblesse (façon de parler) dans le film Les visiteurs.
D'accord.
Au fait, on écrit "OK" ou "O.K." ? Les puristes mettront les points. Mais, comme dans beaucoup d'abréviations, ces points sont en voie avancée de disparition...

samedi 1 juin 2013

Dictons de juin

Parce que les dictons font partie du patrimoine de notre langue, je leur consacre à partir d'aujourd'hui une série de billets le premier de chaque mois. Et si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à les proposer en commentaires...

  • En beau juin toute mauvaise herbe donne bon foin.
  • Un pré est bien vaurien quand en juin il ne donne rien.
  • Juin froid et pluvieux, tout l'an sera grincheux. 
  • Le temps qu'il fait en juin le trois, sera le temps du mois.
  • Beau temps trois jours durant avant la Saint-Jean, bon grain pour l'an.
  • Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien.
  • Pluie de juin n'est que fumée.
  • S'il tonne au mois de juin, année de paille et de foin.
  • Abeilles en mai valent un louis d'or, abeilles en juin, c'est chance encore.
  • Juin froid et pluvieux, tout l'an sera grincheux.
  • C'est le mois de juin qui fait le pain.
  • Prépare autant de bons tonneaux qu'en juin tu compteras de jours beaux.