vendredi 31 mai 2013

Quoique ou quoi que ?

Quoique leur prononciation ne les différencie pas, et quoi que certains peuvent penser, désespérant d'utiliser la bonne orthographe, il y a toutefois un moyen simple de faire le bon choix entre ces deux  termes, qui introduisent tous les deux une concession.

Vous écrirez "quoique" si vous pouvez le remplacer par "bien que".

Vous écrirez "quoi que" si vous pouvez le remplacer par "quel que soit ce que".

Exemples :
Quoique brillant, ce texte est truffé de fautes.
Quoi qu'il arrive, vous pourrez toujours compter sur moi pour corriger vos textes.


mercredi 29 mai 2013

Chelou, le nouveau dico ?


C'est demain que sort officiellement le Petit Robert 2014.
Quelques mots et expressions font leur entrée dans ce dictionnaire. En voici une liste non exhaustive :

  • Bombasse (est-il utile d'en préciser le sens ?)
  • Brol (mot belge signifiant fouillis)
  • Chelou (non non, ce n'est pas une blague !)
  • Choupinet (comme c'est mignon !)
  • Envoyer du lourd (ce que fait précisément le Petit Robert)
  • Fricadelle (ce qui va faire plaisir au Ch'tis !)
  • Kéké (pas celui de la lande bretonne. Plutôt celui de la banlieue parisienne)
  • Low-cost (avec ou sans trait d'union ?)
  • Psychoter (je l'aime bien, celui-là)
  • Tuerie (dans l'expression "c'est une...")
  • Zguègue (le meilleur pour la fin)
Bref, c'est bien le propre d'une langue vivante d'évoluer dans le temps. Le cru 2014 démontre que la langue française a encore de (beaux) jours devant elle...
J'allais oublier : la définition du mot mariage a aussi évolué...

mardi 28 mai 2013

Il n'y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne

Voici une expression d'actualité pour quelques hommes (femmes) politiques de l'Hexagone. La cote de popularité en chute libre et rapide de notre président, par exemple, en est probablement une illustration parfaite.
Elle rappelle que l'on peut vite passer des honneurs et de la fortune à la déchéance.
Pour mémoire, le Capitole, une des sept collines de la Rome antique, était le centre religieux de la cité. La roche Tarpéienne, située non loin du Capitole, était un promontoire rocheux et abrupt qui se dressait au-dessus des eaux du Tibre et d'où étaient précipités les notables criminels et les traîtres (ou considérés comme tels). 
La citation latine d'origine est Arx Tarpeia Capitoli proxima.



lundi 27 mai 2013

Petite annonce

À vendre encyclopédie Britannica en 45 volumes,
très bon état.
Je n'en ai plus besoin,
je suis marié, ma femme sait tout.

dimanche 26 mai 2013

Citation pour la fête des mères

L'épouse, c'est pour le bon conseil ; la belle-mère, c'est pour le bon accueil ; mais rien ne vaut une douce maman.
Léon TOLSTOÏ

Amphigouri

Je ne sais pas pourquoi, mais ce mot me plaît bien.
Comme d'habitude, en voici la définition (Larousse) :
Amphigouri : n.m. Discours ou écrit inintelligible.
Ce terme est proche de galimatias ou phébus.
Il existe pas mal d'exemples dans la littérature, mais l'un des plus connus est probablement le discours que tient Sganarelle dans Le médecin malgré lui (acte II, scène 4) de Molière :
Or ces vapeurs dont je vous parle, venant à passer, du côté gauche où est le foie, au côté droit où est le cœur, il se trouve que le poumon, que nous appelons en latin armyan, ayant communication avec le cerveau que nous nommons en grec nasmus, par le moyen de la veine cave, que nous appelons en hébreu cubile, rencontre en son chemin lesdites vapeurs qui remplissent les ventricules de l'omoplate ; et parce que lesdites vapeurs... comprenez bien ce raisonnement, je vous prie ; et parce que lesdites vapeurs ont une certaine malignité... Écoutez bien ceci, je vous conjure.


samedi 25 mai 2013

Demi

Voici un mot dont le comportement orthographique est une source connue et abondante de fautes.
Je ne parlerai pas ici du nom, évocateur de moments conviviaux et rafraîchissants, ou de sportifs offensifs ou défensifs.

L'adjectif "demi" répond à des règles simples qui, lorsqu'elles sont assimilées, permettent d'éviter tous les pièges orthographiques générés par ce mot.

Retenez donc ceci :
Lorsque "demi" précède un nom, il ne s'accorde jamais et est toujours suivi d'un trait d'union.
Lorsque "demi" suit un nom, il ne s'accorde qu'en genre.

Exemples :
- une demi-heure, des demi-heures ;
- une heure et demie, deux heures et demie.

Finalement, c'est assez simple, non ?


vendredi 24 mai 2013

Asyndète et polysyndète

L'asyndète est une figure de construction affectant la forme de la phrase par l'absence de lien coordonnant.
Exemples :
Français, Anglais, Lorrains, que la fureur rassemble,
Avançaient, combattaient, frappaient, mouraient ensemble.
(Voltaire, La Henriade)
Ménalque se jette hors de la portière, traverse la cour, monte l’escalier, parcourt l’antichambre, la chambre, le cabinet ; tout lui est familier, rien ne lui est nouveau ; il s’assit, il se repose, il est chez soi.
(La bruyère, Les caractères)

À l'inverse, la polysyndète consiste à multiplier ces liens.
Exemples :
Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l'ai trouvée amère. − Et je l'ai injuriée.
(Arthur Rimbaud, prologue d'Une saison en enfer)
Mais tout dort, et l’armée, et les vents, et Neptune.
(Racine, Iphigénie, acte I, scène 1)


jeudi 23 mai 2013

D comme...

Choix subjectif de mots commençant par la lettre D...


  • Danse
Un truc que je maîtrise nettement moins bien que l'orthographe. Et je préfère, de loin, la danse des mots à la danse des pieds.
  • Débobiner
Débobiner une tranche de vie, pour en faire un récit, une biographie. Action parfois ardue (trous de mémoire, confusion chronologiques, approximations) mais très appréciée des écrivains publics !
  • Décanter
La décantation est une phase importante de l'écriture. Personnellement, je laisse toujours décanter un texte, quel qu'il soit, quelques heures : je l'imprime, le pose sur un coin du bureau, passe à autre chose (n'importe quoi sauf de l'écriture), puis reviens à mon travail, le relis crayon en main, annote, corrige, amende... Puis remets tout ça en forme dans mon traitement de texte préféré, ce qui m'amène à effectuer quelques corrections supplémentaires. Enregistrement et fermeture du document. Ultime relecture avant remise au client, parfois plusieurs jours plus tard. Travail soigné garanti.
  •  Déclic
Celui qui sauve de la page blanche. Intervient parfois tardivement. Mais finit toujours par se produire... Enfin, jusqu'à présent. Je touche du bois.
  • Décollage
Mot qui évoque une multitude de souvenirs d'une vie professionnelle antérieure...
  • Découragement
Que l'écrivain public qui ne l'a jamais ressenti me jette la première cartouche d'encre !
  • Défi
Écrire est un défi, chaque fois renouvelé, toujours relevé à ce jour. Pourvu que ça dure.
  • Délai
Notion importante, à manipuler avec précaution et dextérité. Parfois difficile à évaluer, en particulier lors de la rédaction des récits de vie. Une des premières questions que je pose à mes clients est : "Pour quand vous faut-il ce texte ?" La réponse peut donner des sueurs froides...
  • Demain
... est un autre jour. Et à chaque jour suffit sa peine. Mais j'aime bien avoir une idée assez précise de ce que je ferai le lendemain. Constatation personnelle, peu originale mais excitante : quand demain devient aujourd'hui, l'agenda est en grand danger.
  • Déménagement
En ayant vécu un certain nombre, je pense, modestement, maîtriser le sujet dans les grandes lignes. Ai toujours vécu cette phase délicate de la vie comme une renaissance, jamais comme un déracinement, alors que c'en est toujours un.
  • Déontologie
Oui, l'écrivain public doit respecter des règles de déontologie. En voici un aperçu :
L’écrivain public exerce une profession de service et de communication écrite :
- l’écrivain public est un conseiller, concepteur, rédacteur et correcteur,
- il propose ses services aux personnes physiques et morales contre rémunération.
Il exerce sa profession dans le cadre et le respect des lois et des règlements en vigueur.
En aucun cas il ne peut se substituer aux professions réglementées  (sauf si ses diplômes l’y autorisent) telles que juriste, notaire, avocat, expert-comptable, thérapeute. Il exerce sa profession dans le cadre strict de ses compétences ou diplômes personnels.
Il se doit de respecter le secret professionnel le plus absolu.
L’écrivain public peut refuser ses services :
si le texte demandé est destiné à tromper la confiance de son destinataire,
s'il s'agit de lettres de menaces, de chantage, ou d’insultes,
si le texte demandé est en contradiction avec la loi, la réglementation, l’éthique, le respect des Droits de l’Homme.
  • Désordre
Je n'aime pas. Mais alors, pas du tout.
  • Dialogue
Phase essentielle précédant toute rédaction, quelle qu'elle soit : connaître son client, ses attentes, se faire connaître de lui, instaurer un climat de confiance indispensable.

  • Dictaphone
Outil de travail précieux, en particulier lorsqu'il s'agit d'écrire un récit de vie. Ne me dispense toutefois pas de prendre des notes manuscrites.

  • Discours
Une des prestations que je propose. Les occasions de prononcer un discours ne manquent pas : anniversaire, mariage, assemblée générale d'association, ... L'exercice est plus difficile que la simple lettre, car le texte est destiné à être lu par le client.

  • Drache
Pluie pour les non initiés ! Avons été particulièrement servis cette année, y compris dans le Sud de la France !

mercredi 22 mai 2013

Dico des mots qui n'existent pas...

Voici un dictionnaire qui recense, non sans humour, néologismes, barbarismes, anglicismes, idiolectes et absurdités de la langue française.
Il est l'œuvre de Gilles VERVISCH, professeur de philosophie dans un lycée francilien et animateur de la chronique Façon de penser sur la chaîne de radio Le Mouv‘, et Olivier TALON, chercheur spécialisé dans les bioplastiques et les études d’impact environnemental.

Quelques exemples de mots figurant dans ce dictionnaire :
amincisseur, redensifier, brainstorming, archidominer, bravitude, zlataner, conspirationniste...

Bien entendu, les auteurs ont prévu d'actualiser régulièrement leur dico.

Dico des mots qui n’existent pas… et qu’on utilise quand même, Éditions Express Roularta.
Prix : 12,90€

Disponible aussi sur Amazon ou à la FNAC.



mardi 21 mai 2013

Du ou dû ?

Encore une histoire de chapeau...
Première chose : il ne faut pas confondre l'article "du" (contraction de "de le", sans accent circonflexe) et le participe passé masculin singulier  du verbe devoir, "", lequel ne doit pas être confondu avec le nom "". Notez que "" peut aussi être adjectif, mais l'accent circonflexe n'apparaît que dans la forme masculin singulier (tout comme le participe passé dont il est dérivé).

Quelques exemples :

- Article :
Je reprendrais bien du vin (que l'on pourrait remplacer par de la bière).

- Nom :
Je viens réclamer mon (mes dûs).

- Participe passé :
Mon ami appréciant particulièrement le vin, j'ai ouvrir une bouteille supplémentaire (on peut remplacer "dû" par "pu" ou "voulu").

- Adjectif :
Ce vin lui est , car il l'a payé.
Cette bouteille lui est due (ces bouteilles lui sont dues).

C'est bon, vous vous y retrouvez ? Alors vous prendrez bien un verre du vin cité dans cet article que j'ai dû écrire et qui vous est dû. Car tel est votre dû après avoir eu le courage de lire ces lignes. Mais si vous préférez de la bière, j'en ai aussi...

lundi 20 mai 2013

Petit cours d'économie...


Objet : supposons deux vaches ... 

SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait. 

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait. 

FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait. 

NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune. 

DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent. 

FÉODALISME : Vous avez deux vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait. 

DÉMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait. 

DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait. 

DÉMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement. 

ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion. 

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits. 

CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un "échange de dettes contre participation", assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de la dite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire. Entre-temps vous abattez les deux vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous équarrissez l'une, vous forcez l'autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'avoir laissé la vache mourir d'épuisement. 

BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante. 

ÉCOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse. 

FÉMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi. 

SURRÉALISME : Vous avez deux girafes. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

dimanche 19 mai 2013

samedi 18 mai 2013

Par contre / En revanche

Par contre ou en revanche ?
D'aucuns vous diront que c'est la même chose, mais que "en revanche" est mieux. Plus élégant.
Certes.
Sauf que les deux expressions n'ont pas tout à fait la même signification, et ne sont donc pas (toujours) interchangeables.

En effet, si "par contre" peut être suivi d'un  avantage ou d'un inconvénient, "en revanche" n'est suivi que d'un avantage.

Exemples :
- Cette lettre comporte beaucoup de fautes d'orthographe, par contre (ou en revanche) le style est très correct.
- Il parle bien, par contre il écrit très mal.

vendredi 17 mai 2013

Le mot pour la frime

Le Mot pour la frime ("pour la culture de la langue française") est un site dont le seul but est de vous faire découvrir, chaque jour, un mot de la langue française. Et si possible un mot peu usité, voire oublié.
Le créateur du site rappelle que notre langue comporte plus de 200 000 mots, et que nous n'en utilisons qu'entre 300 et 2 000.
Il rappelle aussi que les dictionnaires ne contiennent pas tous les mots, loin s'en faut.
Il y a donc matière à faire quelques découvertes intéressantes.
Vous pouvez en outre recevoir le mot du jour directement dans votre boîte email, mot du jour que vous pouvez aussi retrouver sur Facebook, Twitter ou via un flux RSS.

Une façon sympathique d'enrichir son vocabulaire, en somme.

jeudi 16 mai 2013

L'orthographe en chantant

Et pourquoi pas ?
Jean-Vincent VOYER (auteur, expert e-learning), Raphaël GARRAUD (compositeur, musicien) et Agathe JEANNOUTOT (auteure, chanteuse) ont créé Les Orthochansons, un logiciel qui permet d'apprendre (ou réviser) l'orthographe... en chansons.
Le programme se compose de 25 modules, comprenant chacun 4 étapes complémentaires. En tout, 25 chansons, animations et karaokés, 73 règles, et 321 réponses demandées.
Vous pouvez tester le logiciel en ligne, à cette adresse.
Voilà un concept original, qui n'a pas pour ambition de remplacer les traditionnels cours d'orthographe, mais bien de les compléter de manière ludique.


mercredi 15 mai 2013

Alogique

Définition (Larousse) :
Adjectif. Qui ne répond pas aux lois de la logique.

Serait-ce alors un synonyme de illogique ?
Pas tout à fait : illogique signifie "contre la logique".
La différence peut paraître subtile, mais elle existe...

Pour mémoire, "a-" est un affixe hérité du grec et qui signifie "privé de" (exemples : amoral, anormal).

mardi 14 mai 2013

En rester [être] comme deux ronds de flan

Voici une expression encore utilisée de nos jours mais qui mérite qu'on lui consacre quelques lignes, ne serait-ce que pour éclaircir le mystère de ce "flan".

Écartons tout de suite l'allusion au dessert : difficile en effet de faire le rapprochement entre un rond (quel rond ?) de flan et la signification de l'expression.
Les avis quant à l'origine du mot "flan" divergent quelque peu.
On retrouve bien la trace de ce mot au XVIe siècle (flan ou flaon) et qui désignait une pièce de métal ronde, lisse, travaillée pour devenir, après la frappe finale, une pièce de monnaie. Toutefois ce mot n'est plus utilisé dès le XIXe siècle. Or, l'expression "en rester comme deux ronds de flan" est apparue au tout début du XXe siècle. Son auteur serait-il alors allé piocher dans le vieux français pour construire cette expression ? Pourquoi pas.
D'autres avancent comme explication le morceau de carton, appelé "flan", recouvert d'un enduit épais, destiné à recevoir en creux l'empreinte d'une composition et nécessaire pour fabriquer le cliché qui sert ensuite à la reproduction du livre. Il s'agit donc d'un terme de typographie, apparu à la fin du XIXe siècle. Mais alors, pourquoi "ronds", et pourquoi "deux" ? Pas très convaincant, donc.

Le "flan" désignant la future pièce de monnaie me semble donc l'hypothèse la plus plausible... D'autant plus que ces flans-là rappellent aussi les deux yeux grands ouverts d'une personne ébahie, non ?





lundi 13 mai 2013

La blague (littéraire) du lundi


Dans un cocktail littéraire, deux bonnes amies se congratulent :
- Oh ! Ma chérie, ce livre que tu viens de publier est une merveille.
Qui te l'a écrit ?
- Je suis heureuse, répond la romancière, qu'il t'ait plu à ce point. Mais dis-moi :
qui te l'a lu ?

dimanche 12 mai 2013

Je dis ça, je dis rien

Ce bouquin devrait être remboursé par la sécurité sociale... Ou par l'éducation nationale.



Extrait :


« à toute ! »
Comme dans…
« Bon, je pars à la cantine.
– À toute ! »

Fils prodigue du « à plus » so ninetees, « à toute » s’accroche, s’enracine, prend possession de notre corps et surgit souvent plusieurs fois par jour sans qu’on y prenne gare. Un collègue part en rendez-vous ? À toute ! Vous prenez congé d’une réunion en interne ? À toute ! Votre mec descend acheter du beurre ? À toute ! Sommes-nous vraiment si pressés que nous devons couper l’ancestral « à tout à l’heure » qui, pourtant, ne nous a rien fait ? Et si nous faisions un ef’ et nous essayions de ne plus coup’ les express’ comme nous le faisons trop souvent ? Pas d’souc’

samedi 11 mai 2013

Les abréviations

Elles n'en ont pas l'air, comme ça, mais elles suivent, elles aussi, des règles bien précises. Il serait prétentieux, voire hasardeux de ma part de vouloir être exhaustif sur ce sujet en quelques lignes. Je vous renvoie donc à un site internet très bien fait, les-abreviations.com, qui vous dira tout sur les abréviations.
Pour ma part, je vais me contenter de vous donner quelques règles, en général peu ou pas connues, sources de coquilles assez répandues...

- L'abréviation construite à partir de l'initiale d'un mot est toujours suivie d'un ".", sauf pour les unités de mesures et les points cardinaux.
Exemple : l'abréviation de "page" est "p."

- Le petit "o" de "no" est bel et bien la lettre "o" mise en exposant, et non le "°" de degré. Mais c'est tellement plus simple de taper ce "°", n'est-ce pas ?

- Les abréviations empruntées au latin s'écrivent en italique, sauf "etc" ("et cetera").
Exemple : ibid. (ibidem)

- Le point qui termine une abréviation ne dispense pas d'utiliser un autre signe de ponctuation, comme "?", "!" ou encore une virgule. En revanche, il pourra se confondre avec le point final ou les points de suspension.
Exemple : "Il faut manger plusieurs fruits par jour : pommes, poires, bananes, etc."

- Les adjectifs numéraux ordinaux (pour lesquels on voit tout et n'importe quoi) :
Premier : 1er
Premiers : 1ers
Première : 1re
Deuxième : 2e
Deuxièmes : 2es
Second : 2nd
Seconds : 2nds
Seconde : 2nde
Troisième : 3e
Etc...

- 1o est l'abréviation de "primo" et non de "premier" ! (cf. plus haut pour le "o")

- L'abréviation de "Monsieur" est M. et non Mr
Pour "Madame", on pourra utiliser indifféremment Mme ou Mme





vendredi 10 mai 2013

Wikipédia, forces et faiblesses

Vous connaissez tous Wikipédia (celui qui vient de dire non est prié d'éteindre son Minitel).
Pour les uns, cette encyclopédie en ligne est potentiellement dangereuse, et refusent donc de s'y référer, ou tout simplement de la consulter. Pour d'autres, c'est tout le contraire. Entre ces deux camps inconciliables, il y a la grande majorité des internautes qui lit les articles de Wikipédia avec une sage prudence et recoupe les sources lorsque c'est possible.
Quoiqu'il en soit, et de par son principe de fonctionnement, tout un chacun peut écrire ce qu'il veut sur à peu près n'importe quoi, y compris modifier des articles existants... jusqu'à ce que quelqu'un d'autre vienne corriger votre propre modification. Bref, ça peut vite devenir un énorme f**toir.
En fait, ce n'est pas aussi simple, et ce qui peut apparaître comme une faiblesse rédhibitoire peut s'avérer être aussi la force principale du système.
Pour vous en convaincre, je vous invite à lire ce très bon article paru sur Le Point.fr le 07 mai dernier.
Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur le sujet en toute (meilleure) connaissance de cause.


jeudi 9 mai 2013

mercredi 8 mai 2013

Allopathie

Allo qui ?
Oui, je sais, elle est un peu facile, celle-là.

Direction le dico :
Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques.
En clair, c'est le contraire de l'homéopathie. C'est d'ailleurs le nom que donnent les médecins homéopathes à la médecine officielle moderne.

Promis, je continuerai de vous distiller ce genre de mots à doses... homéopathiques.

mardi 7 mai 2013

Faire rire un enfant


Hier, déjeuner sur la terrasse de la maison, avec Laurine (9 ans). Le beau temps semble durablement installé dans le Sud.
— Regarde, Laurine, on voit les Pyrénées.
— Ah oui… (Instant de réflexion en voyant passer un oiseau). Et les oiseaux, ils volent jusqu'à la montagne, et ils se posent au sommet dans la neige ! Cui-cui !
— Mais là, au lieu de faire cui-cui, ils font gla-gla (je mime un oiseau se battant les flancs avec les ailes).
Fou-rire de 5 minutes de Laurine.
Ou comment créer, en quelques mots et gestes, une image drôle dans l'esprit d'un enfant…

dimanche 5 mai 2013

Allégorie

Une allégorie est la représentation d'une idée abstraite sous une forme concrète, animée ou personnifiée.
Le Larousse en ligne en donne la définition suivante :
Expression d'une idée par une métaphore (image, tableau, etc.) animée et continuée par un développement.
Allez, un petit exemple :
La Déroute, géante à la face effarée,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut!
(Victor Hugo)
Un autre ? Il y en a même deux dans celui-ci :
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
(Baudelaire, SpleenLes fleurs du mal)
Vous noterez en passant la présence d'une majuscule à Déroute, Espoir, Angoisse.

Pour approfondir votre connaissance de cette figure de style, vous pouvez également lire cet article, proposé par l'encyclopédie Larousse...



vendredi 3 mai 2013

Dictée !

Et si vous vous faisiez une bonne petite dictée ?
Je vous en propose une, pas mal du tout, qui a été soumise le 21 mars dernier à 254 élèves ingénieurs et étudiants des filières économiques et commerciales, issus de 67 établissements français, lors de la 7e édition de la Dictée de l'École centrale d'électronique de Paris.
Rédigée et proposée par Line Sommant, fondatrice des Dicos d’Or, la dictée était intitulée «À la recherche des mots envolés». Tout un programme...
Pour votre info, le gagnant de l'édition 2013 n'a fait "que" 5 fautes, la moyenne des candidats se situant à 26.


Vous pouvez lire un article complet sur cette dictée ici.

jeudi 2 mai 2013

Ordinateur, un mot vieux de 58 ans

Ordinateur. Voici un mot qui fait partie de notre quotidien, tant professionnel que familial.
Mais, au fait, d'où vient-il ?
Eh bien, pour tout vous dire, il est né le 16 avril 1955, et son papa est le professeur de philologie Jacques Perret. À l'origine il y avait une demande d’IBM, qui voulait un nom plus parlant que calculateur pour son IBM 650.
Voici la lettre envoyée par Jacques Perret à IBM, le 16 avril 1955, et qui a abouti au choix du mot ordinateur :
Cher Monsieur,  
Que diriez-vous d’ordinateur ? C’est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l’ordre dans le monde. Un mot de ce genre a l’avantage de donner aisément un verbe ordiner, un nom d’action ordination. L’inconvénient est que ordination désigne une cérémonie religieuse ; mais les deux champs de signification (religion et comptabilité) sont si éloignés et la cérémonie d’ordination connue, je crois, de si peu de personnes que l’inconvénient est peut-être mineur. D’ailleurs votre machine serait ordinateur (et non ordination) et ce mot est tout à fait sorti de l’usage théologique. Systémateur serait un néologisme, mais qui ne me paraît pas offensant ; il permet systématisé ; - mais système ne me semble guère utilisable - Combinateur a l’inconvénient du sens péjoratif de combine ; combiner est usuel donc peu capable de devenir technique ; combination ne me paraît guère viable à cause de la proximité de combinaison. Mais les Allemands ont bien leurs combinats (sorte de trusts, je crois), si bien que le mot aurait peut-être des possibilités autres que celles qu’évoque combine.
Congesteur, digesteur évoquent trop congestion et digestion. Synthétiseur ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé comme votre machine.
En relisant les brochures que vous m’avez données, je vois que plusieurs de vos appareils sont désignés par des noms d’agent féminins (trieuse, tabulatrice). Ordinatrice serait parfaitement possible et aurait même l’avantage de séparer plus encore votre machine du vocabulaire de la théologie. Il y a possibilité aussi d’ajouter à un nom d’agent un complément : ordinatrice d’éléments complexes ou un élément de composition, par exemple : sélecto-systémateur. Sélecto-ordinateur a l’inconvénient de deux o en hiatus, comme électro-ordinatrice.
Il me semble que je pencherais pour ordinatrice électronique. Je souhaite que ces suggestions stimulent, orientent vos propres facultés d’invention. N’hésitez pas à me donner un coup de téléphone si vous avez une idée qui vous paraisse requérir l’avis d’un philologue.
Vôtre  
Jacques Perret
Si vous lisez bien cette lettre, vous constaterez que nous avons échappé à quelques "horreurs" !

mercredi 1 mai 2013

À table !

Un médiocre écrivain raconte: 
- Désormais, j'ai la satisfaction de savoir que ce que j'écris est lu avec infiniment d'attention. 
- Vous faites toujours des romans? 
- Non. Je rédige les menus d'un grand restaurant.