dimanche 19 février 2017

Trafic ou traffic ?

Ce matin, à la télévision, je lis en sous-titre d'un reportage : "Traffic de Ferrari démantelé".
Je ne citerai pas la chaîne, car malheureusement cette faute est devenue aussi courante que celle faite avec ballade / balade. À la différence près que ballade et balade sont deux mots existant bel et bien dans la langue française.
Traffic, avec deux F, n'existe pas en français. C'est un mot ANGLAIS ! C'est aussi simple que cela.
TRAFIC, avec un seul F, est FRANÇAIS. Et c'est la seule orthographe possible, quel que soit le sens du mot (commerce illégal ou transport / circulation).
Qu'on se le dise, une bonne fois pour toutes.

lundi 2 janvier 2017

Je vous souhaite des rêves...

En ce début d'année, je vous livre ce célèbre et très beau texte de Jacques BREL,  entendu pour la première fois le 1er janvier 1968 sur Europe 1.
Un texte intemporel et qui devrait être lu et relu tous les jours, et non pas seulement en cette période de vœux...

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer, et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil, et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017


Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible.
Antoine de Saint-Exupéry

Bonne année 2017 à tous !

lundi 5 septembre 2016

Heureux ceux qui sont morts

En ce jour anniversaire de sa mort, voici un texte de Charles PÉGUY (1873-1914), devenu un chant dans les années 70 (Saint-Cyr) et extrait d'un poème immense, tant par sa taille que par sa beauté, appelé Ève (1913) :

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

Car elles sont l’image et le commencement
Et le corps et l’essai de la maison de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts dans cet embrassement,
Dans l’étreinte d’honneur et le terrestre aveu.

Car cet aveu d’honneur est le commencement
Et le premier essai d’un éternel aveu.
Heureux ceux qui sont morts dans cet écrasement,
Dans l’accomplissement de ce terrestre vœu.

Car ce vœu de la terre est le commencement
Et le premier essai d’une fidélité.
Heureux ceux qui sont morts dans ce couronnement
Et cette obéissance et cette humilité.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés.

Écouter le chant